Exposition-dossier : Une cité ouvrière parmi les stations balnéaires. Dives-sur-Mer et son usine (1890-1940)

Du 28/02/2026 au 11/11/2026

En introduction à la visite de la Villa du Temps retrouvé, le Pavillon de l’architecture offre les clefs de compréhension de l’histoire architecturale, sociale et économique du territoire de la Côte fleurie et de Cabourg grâce aux expositions-dossiers.

À la fin du XIXe siècle, la Côte fleurie entre dans l’ère du tourisme balnéaire, tandis que Dives-sur-Mer prend une voie singulière avec l’installation, en 1891, d’une société d’électrométallurgie. Ce tournant industriel transforme profondément la ville : nouvelle urbanisation, essor démographique, mouvements sociaux rythment le quotidien des habitants et la vie de l’usine.

L’exposition-dossier de la Villa du Temps retrouvé, en partenariat avec la ville de Dives-sur-Mer et l’association « Un fleuve pour la liberté, la Dives », retrace ce riche passé ouvrier jusqu’aux prémices de la Seconde Guerre mondiale.

L'implantation de l'usine

En 1893, Eugène Secrétan (1836-1899) fonde la Société française d’électrométallurgie (SFEM) à Dives-sur-Mer . Spécialisée dans l’électrométallurgie et l’électrolyse, elle produit notamment aluminium et cuivre affiné. L’usine est construite près de l’estuaire de la Dives, séparée du bourg par un canal. L’usine se développe rapidement entre 1891 et les années 1920, en s’adaptant aux besoins économiques et techniques. Modernisée avec des fours électriques, elle connaît une forte activité malgré les crises, jusqu’à la fermeture définitive en 1986.

Mémoire ouvrière

Comme d’autres entreprises de la fin du XIXe siècle, la SFEM adopte un paternalisme patronal pour fidéliser ses ouvriers. Elle leur fournit des logements liés au contrat de travail dans les cités construites aux abords immédiats de l’usine, mais les conditions de vie restent précaires. L’entreprise met aussi en place des services essentiels comme un économat pour fournir les produits de premières nécessités, un dispensaire et l’accès à l’eau courante.

Parallèlement, la réduction du temps de travail favorise les loisirs et une vie sociale active autour d’associations, commerces et cafés.

du 28 février au 11 novembre 2026 – accès libre et gratuit dans le Pavillon de l’architecture

Commissariat d’exposition : Roma Lambert, Directrice de la Villa du Temps retrouvé

Cette exposition est organisée en partenariat avec la ville de Dives-sur-Mer et l’association Un fleuve pour la liberté, la Dives.

 

Visuels :

-Anonyme, Vue de l’usine de la Société d’électro-métallurgie de Dives-sur-Mer, début XXème siècle, carte postale ©Un fleuve pour la liberté, la Dives – coll. J.-C. QUETRON

-Vue générale de l’usine, années 1940, photographie, Collection Ville de Dives-sur-Mer, déposé auprès de Un Fleuve pour la liberté, la Dives

-Ouvriers, 1906, photographie, Collection Un Fleuve pour la liberté, la Dives – C. Nogent

 

Cet espace d’exposition a bénéficié du soutien de l’Union européenne dans le cadre du programme LEADER