L’influence du Japon à la Belle Époque

5 août 2026

À l’occasion de la rotation des œuvres présentées dans le Parcours Belle Époque, la Villa du Temps retrouvé accueille un nouvel ensemble d’estampes japonaises prêtées par le musée national des arts asiatiques – Guimet.

Ces œuvres témoignent de l’engouement sans précédent que suscita le Japon en Europe à partir de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Après l’ouverture du pays au commerce international en 1854, objets d’art et du quotidien affluent en France, révélant aux artistes occidentaux un univers esthétique radicalement nouveau.

Ce phénomène, que l’on nomme aujourd’hui le japonisme, marque profondément les arts de la Belle Époque. Les estampes d’artistes tels que Utagawa Hiroshige (1797-1858) fascinent par leurs compositions audacieuses, leurs cadrages inattendus, leurs aplats de couleur et leur attention portée aux scènes du quotidien. Elles inspirent alors peintres, décorateurs, affichistes et collectionneurs. Marcel Proust n’échappe pas à cet engouement : dans À la recherche du temps perdu, il multiplie les références à l’art japonais et à son esthétique. Cette fascination apparaît notamment à travers le personnage d’Odette de Crécy.

À travers ce prêt, les visiteurs peuvent découvrir comment l’art japonais a participé à l’émergence de la modernité artistique, en dialoguant avec les œuvres de Pissarro, Renoir, Degas, Rodin et bien d’autres artistes.